It isn’t the consumers’ job to know what they want.

Je ne suis pas un habitué des billets d’humeur, et encore moins des éloges funèbres. Mais voilà, lorsqu’un homme aussi visionnaire et passionné que Steve Jobs passe l’arme à gauche, cela ne laisse pas indifférent.

Au delà du patron controversé et du créateur de génie qu’il incarnait, Steve Jobs paraissait avant toute chose comme terriblement humain à mes yeux. Quelque soit notre appétence pour les produits de la marque Apple, un tel personnage touche, inspire et déchaine les passions.

Pour ma part, si je devais retenir 3 choses de cet homme, ce serait :

1. Son discours de 2005 à la remise de diplômes de Stanford :

2. Son soucis du détail, sa recherche de la perfection

Peu de gens ont l’opportunité de travailler pour une marque comme Apple, ou de pouvoir influer de manière significative sur des produits mainstream, utilisés par des millions d’individus. Mais nous pouvons, à notre niveau, tout faire pour être les meilleurs.

Des gens comme Steve Jobs n’arrivent pas là où ils sont simplement parce qu’ils disposent d’un certain talent et du bon Time to Market. Cela ne suffit pas.
Ce sont des bosseurs acharnés, des rêveurs réellement passionnés par ce qu’ils font au quotidien, et c’est vraiment ça leur talent. Chacun dispose de ce talent en lui, et lorsqu’on a l’opportunité de travailler dans le web et d’allier travail et passion, c’est un gâchi de ne pas provoquer chaque jour ce talent…

3. It isn’t the consumers’ job to know what they want.

Henry Ford disait « If I’d asked people what they wanted, they would have asked for a better horse ».
Cette citation devait sûrement être une obsession pour Steve Jobs. Depuis la sortie de l’iPod en 2001, il n’a jamais cessé d’appliquer sa propre vision produit, en allant à contre-courant par rapport au marché. Le patron d’Apple entendait ses utilisateurs, mais ne s’est jamais reposer sur eux pour innover.

Steve Jobs se focalisait sur l’expérience utilisateur sans succomber aux demandes de ces derniers.
Facile ? En apparence certainement…

Un grand merci donc à ce workaholic, qui a inspiré un grand nombre d’entre nous (et continue de le faire).
Enfin, comme le rappellent certains (Mickaël, Jérémie…) à juste titre, sa mort doit nous rappeler que le cancer fait encore des ravages en 2011, génie ou pas, riche ou non.